• Laurier (Laurus Nobilis - Laraceae)

    Les feuilles, quand on les froisse, dégagent une forte odeur aromatique, mélange d'eucalytus et de cannelle; en-effet l'huile essentielle (voir lexique) (HE) qu'elles renferment (1 à 3% du poids sec) contient 30 à 70% de cinéole (eucalytol) mais aussi des terpénoïdes (voir lexique) (linalol, géraniol, eugénol, pinène, terpinéne et phellandrène).

    Les feuilles renferment aussi des alcaloïdes (voir lexique) aporphinoïdes et des lactones sesquiterpéniques (voir lexique).

    Les lactones du laurier peuvent induire des dermites allergiques au même titre que celles de l'arnica, des chysanthèmes, de la camomille et de beaucoup d'autres asteraceae.

    Le fruit (baie) du laurier est riche en huile
    (17 à 25 %), solide à température ordinaire : le beurre de laurier (corps gras en C12 = acide laurique).
    Cette huile est balsamique par l'HE qu'elle contient de composition voisine de celle des feuilles.


    La feuille de laurier, qui se sèche très bien, aromatise de nombreux plats et sauces; on l'utilise avec modération sinon elle communique de l'amertume aux aliments (c'est du à la présence des lactones et éventuellement des alcaloïdes). On peut la considérer comme un stimulant digestif, mais a contrario, son goût prononcé et la rémanence dans la bouche de l'odeur d'eucalyptol peut couper l'appétit et elle entre ainsi dans la composition de phytomédicaments à visée amaigrissante.

    Hormis cette question de saturation des papilles gustatives, c'est une épice qui facilite la digestion (par stimulation des sécrétions digestives), qui combat les flatulences et les ballonnements épigastriques.

    La baie du laurier a le même usage culinaire que la feuille , on la sèche, on la râpe, comme la muscade; récoltée à l'automne, elle est riche en corps gras et on peut en extraire l'huile après concassage des baies et ébulition prolongée suivie de tamisage du mélange encore tiéde. L'huile surnage et se fige, on la sèche au bain-marie; après mélange avec un même poids de saindoux, on obtient le véritable beurre de laurier, vieil onguent populaire anciennement utilisé sur les entorses, les articulations douloureuses et les muscles noués, les furoncles et les panaris. L'huile pure éloignerait les moustiques, on l'applique directement sur la peau, les feuilles broyées calmeraient les piqures d'insectes.

    En usage interne, on préconise l'infusion de feuilles : 10 à 20 g de feuilles pour un litre d'eau, pour améliorer la digestion ou au contaire couper l'appétit.
    En usage externe, la décoction (voir lexique
    ) : 50 g de feuilles pour un litre d'eau bouillante est utile pour la détersion des plaies et des brûlures, comme liquide insectifuge ou pour detruire les parasites externes chez les animaux.

    Source : Phytomania

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